GUIDE PRATIQUE

Les circuits courts court-circuitent maintenant une bonne partie de la distribution alimentaire en France.

Peu importe où vous habitez et combien de temps vous pouvez y consacrer, il existe forcément une solution près de chez vous.

Découvrez comment la trouver grâce à notre guide pratique en ces temps de grande distribution !

Comment acheter en circuit-court où qu’on soit en France et pour pas trop cher ? sur Qu'est-ce qu'on fait

Pour les novices 

  • Le marché : on commence par le commencement ! Rares sont les villages et quartiers qui n’accueillent pas un marché de plein vent plusieurs fois par mois.
  • Vérifiez tout de même que le commerçant ne propose pas des légumes venus de l’autre bout du monde.
  • Une astuce ? Des tomates en hiver, c’est louche. Pour en trouver un près de chez vous : le site de votre mairie !

  • Les AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) : on en compte plus de 2 000 en France, et près de 300 000 Français y ont recours plus de 18 ans après la création de la première, à Aubagne (Bouches-du-Rhône).
  • Le principe est simple : un groupe de consommateurs s’associent et payent à l’avance un producteur de leur coin pour qu’il leur fournisse chaque semaine un panier d’aliments frais et de saison. Les consommateurs s’impliquent dans la vie de l’AMAP.
  • Le juste prix et même les méthodes de culture sont discutés de façon équitable entre les différents partenaires. 
  • En trouver une près de chez vous !
  • La Ruche qui dit Oui : Cette entreprise propose également aux consommateurs de se constituer en collectifs locaux afin de passer des commandes groupées à des producteurs.
  • Deux différences avec les AMAP : l’entreprise perçoit un pourcentage sur les ventes et laisse le choix des produits et de la fréquence d’achat aux consommateurs.
  • Elle revendique « 5 000 producteurs et 130 000 gourmands ». En trouver une près chez vous !

Les nouveaux acteurs

  • Plusieurs sites internets proposent désormais de vendre des produits frais locaux et bio, en drive ou en livraison, principalement en région parisienne pour l’instant: 

Pour les motivés 

  • Les supermarchés coopératifs : il s’agit de supermarchés, le plus souvent urbains, dont chaque client est coopérateur.
  • Chaque coopérateur possède une part du magasin et s’engage à donner 3 heures de son temps tous les mois pour le faire fonctionner.
  • Ainsi, il accède à des produits de qualité, le plus souvent issu de filières locales, éthiques et vertueuses. On en trouve un près de chez nous !

  • Les groupements d’achats : Il s’agit de groupe de personnes qui se constituent dans le but d’acheter en commun à des producteurs et/ou des intermédiaires des produits locaux et/ou issus de l’agriculture éthique, paysanne ou naturelle. Leur différence avec les supermarchés coopératifs : Ils sont plus majoritairement ruraux, concernent plutôt les produits alimentaires non périssables et le nombre de livraisons est assez réduit dans l’année. On y achète quelques kilos de farines et de pâtes plutôt qu’une livre de tomates et un petit chèvre frais.

Quelques pépites 

Les auteurs spécialistes du manger-bien et du manger-bio recommandent souvent dans leurs livres des initiatives qui font envie. On est allé en piocher trois dans notre bibliothèque :

  • Dans Le bio au risque de se perdre, Frédéric Denhez cite : « À Boupère en Vendée, le restaurant Les Trois piliers est plein avec son menu à 13,50 euros, entrée-plat-dessert, plus un peu de vin et de café. (…) Ici les papilles et l’estomac sont comblés. Les plats sont faits maison à partir de produits frais. Mais comment faire aussi bien avec des prix aussi bas ? « C’est vrai qu’on ne travaille qu’avec des produits de saison, frais et locaux m’expliquent en chœur Fabrice Biteau, David Coutant et Stéphan Malaquin, les patrons.

  • Dans La bio entre business et projets de société, Philippe Baqué, cite : « A Limogne, dans le Lot, Maya Sueur a participé à la création du groupement d’achat les Mangeurs du Causse pour être en accord avec son engagment écologique et social. Elle témoigne : « Il est très difficile de conserver l’espoir d’une vie meilleure. Alors pourquoi ne pas commencer par changer des choses toutes simples dans notre vie quotidienne ? Comme, par exemple, bien manger à prix abordable. » 

  • Dans son Grand guide des produits du Terroir français, Slow Food dresse une liste passionnante : « Connaissez-vous l’abricot ampuisais, l’haricot petit carré de Caen ou le saumon sauvage de l’Adour ? Ces trois variétés des terroirs français ont failli disparaître et n’ont du leur survie qu’à des producteurs militants et motivés. » Aujourd’hui, ces filières se développent et trouvent leurs débouchés au niveau local. Le guide Slow Food vous aide non seulement à les découvrir mais vous donne en prime toutes les bonnes adresses pour savoir où les trouver.